Comme le sexe et l’anus, la bouche est un organe sexuel. Il peut, donc, transmettre de très nombreux virus, parasites et bactéries. (MST maladies sexuellement transmissibles ou IST infections sexuellement transmissibles).

Tout d’abord les règles de sécurité :

Pas de sexe oral en cas de blessure ou d'inflammation dans la bouche

Éviter le brossage et l'utilisation de fil dentaire avant et surtout après une relation de sexuelle orale. Le bain de bouche est, par contre, conseillé.

Si le gland ou la vulve de votre partenaire montre des blessures, évitez le rapport sexuel oral.

Citons les principales :

 1. La maladie du baiser :

Beaucoup parle de la maladie du baiser. Il n'y a pas de risque de transmission sauf l'herpès, la mononucléose infectieuse et l’hépatite B.

2. L’herpès :

A l’époque l’herpès labial (virus Herpes simplex de type1 - HSV1) et l’herpès génital (virus HSV2) avaient en un lieu de préférence. L’évolution des pratiques sexuelles fait que le type1 est parfois impliqué dans l’herpès génital. Inversement, le type2 est parfois impliqué dans l’herpès labial. Plus simplement, la transmission d’un herpès labial sur les parties génitales ou l’inverse est possible. L’herpès provoquent l’apparition de vésicules douloureuses avec démangeaisons. Le virus sur des porteurs sains peut-être silencieux plusieurs années avant de se déclarer. La sexualité orale a permis l'inversion de la localisation des virus de l'herpès.

3. Le VIH :

Le risque de transmission du VIH par sexe oral est presque inexistant, il est possible s’il y a des lésions importantes (des portes d’entrée) et par les fluides suivants : le sang, le liquide pré-séminal, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. La transmission par la salive, les larmes et l’urine n’existe pas.

4. La mycose :

La mycose est transmissible lors de rapports bucco-génitaux. Une mycose buccale peut transmettre le champignon au niveau de la vulve et la contamination peut aussi survenir dans le sens inverse. Le traitement nécessite une prise en charge des deux partenaires afin d'éviter les récidives et le protocole bien précis.

5. La syphilis, la chlamydia, le papillomavirus humain (HPV)

Les rapports bucco-génitaux ont favorisé l’augmentation des infections comme la syphilis et la chlamydia qui peut rendre stérile et le papillomavirus humain (HPV), la plupart des types de HPV sont bénins et à l'origine de verrues génitales ou oro-pharyngés, certains autres peuvent provoquer un cancer du col de l'utérus.

La syphilis (le Treponema pallidum ou “tréponème pâle”) qui est en pleine recrudescence causent des plaies sur les organes génitaux et se traite par antibiotiques. Elle se transmet lors de rapports sexuels non protégés, qu’il s’agisse de rapports vaginaux, anaux ou bucco-génitaux (fellation et cunnilingus). La contamination se fait par contact direct avec les lésions de la syphilis. On peut ainsi découvrir des chancres dans la bouche ou l’oropharynx.

6. Neisseria gonorrhea ou gonocoque

Neisseria gonorrhea ou gonocoque est en augmentation depuis dix ans. Le traitement par antibiotiques est efficace. Les infections de la gorge ou de la bouche peuvent causer un mal de gorge avec des angines érythémateuses ou érythémato-pultacées. La transmission de cette maladie s’effectue par des relations sexuelles parfois par la sexualité orale ou pendant l’accouchement par transmission mère-enfant.