De l'anxiété normale à l'anxiété pathologique

L'anxiété est normale de par sa fonction adaptative aux stimulations de la vie et au stress. Dans ce cas, elle est bien acceptée et surtout la personne sait la contrôler et n’en souffre pas. Elle nous permet de mobiliser notre attention, notre vigilance et nos réactions.
L'anxiété est pathologique quand elle survient sans raison et devient permanente avec une souffrance psychosomatique. Elle limite les comportements et, également, les possibilités d'adaptation.

L'angoisse ou la névrose d'angoisse

La névrose d'angoisse ou l’angoisse est, certes, une affection fréquente. Elle se manifeste dès la fin de l'adolescence lors d'accès paroxystiques sur terrain anxieux permanent. L'angoisse est libre, flottante, et, en définitive, sans objet précis. Elle entraîne un sentiment de danger, de déréalisation, de désorganisation, d'impuissance associée à une grande détresse.

Ce type de névrose d'angoisse est le résultat de perturbations et traumatismes (mère anxieuse, parents immatures, séparation, abandon...) dans la petite enfance. Lors de la triangulation Œdipienne, l'émergence de désirs infantiles intenses et contradictoires, difficilement formulables, a généré de l'angoisse.

Si nous préférons agir en libérant les émotions et ce que la personne cache derrière son angoisse, dans certains cas il ne faut pas hésiter à utiliser les anxiolytiques par voie orale ou par injection.

Ensuite, la thérapie devient l'indication principale, même si la prise d’anxiolytique est continuée.

Il faut s’inquiéter quand apparaissent des attaques de panique avec accès hypocondriaques et si commencent à s’exprimer des états dépressifs ou de dépendance (alcoolique, toxicomaniaque, relationnelle, sexuelle pharmacologique).

L'état de stress post-traumatique est consécutif à un événement traumatisant qui est perpétuellement revécu sous forme de souvenirs, de cauchemars, d'impression qu'il va se reproduire. Le sujet s'efforce d'éviter tout ce qui lui rappelle l'événement ou de le réactiver en permanence

La crise d'angoisse ou la crise de panique

La crise d’angoisse ou la crise de panique débute souvent violemment. Elle peut durer entre 5 minutes et une demi-heure, la pâleur est toujours présente. Les signes sont psychiques, physiques et comportementaux. Ils sont, toutefois, très différents en fonction de la personne mais aussi en fonction des moments. Les sensations physiques augmentent l’angoisse qui fait monter la peur de mourir et ainsi se créé un cercle vicieux. D’où l’intérêt d’intervenir, avec des méthodes d’état de conscience modifiée, et, surtout, de laisser l’émotion sous-jacente s’exprimer.

Certains signes physiques peuvent évoquer des précordialgies des troubles cardiaques, de l’asthme d’où l’importance d’avoir un avis médical, mais pas obligatoirement une mise immédiate sous anxiolytiques.

Ces troubles peuvent varier d'une personne à l'autre et d'une attaque de panique à l'autre. Ces sensations physiques désagréables vont augmenter l'angoisse et les peurs ressenties par la personne créant ainsi un véritable cercle vicieux.

La fréquence des attaques de panique est variable et si la fréquence augmente on parle de trouble d'anxiété généralisée (TAG).

Les symptômes somatiques :

  • Palpitations cardiaques et douleurs thoraciques du coté cardiaque ;
  • Augmentation du rythme cardiaque, palpitations ;
  • Gêne respiratoire avec une sensation d'étouffement, toux nerveuse ;
  • Tremblements ou secousses musculaires ;
  • Malaises, étourdissements, mais également vertiges ;
  • Démangeaisons, prurit ;
  • Trouble de la vision ;
  • Sifflements ou bourdonnements dans les oreilles (acouphènes) ;
  • Douleurs dans le bas ventre, barre épigastrique, spasme pharyngé, gastrique ou intestinal, colite spasmodique, spasmes anorectaux, douleurs abdomino-pelviennes, cystalgies ;
  • Nausées, des vomissements, mais aussi des diarrhées ;
  • Sueurs, des frissons, des bouffées de chaleur, céphalées voire algies diverses.

Les troubles psychologiques :

La crise entraine des pensées effroyables avec sensation de perte de contrôle ressentie par la personne dont les peurs :

  •  de s'étouffer,
  • de s'évanouir,
  • d'avoir une crise cardiaque,
  • de devenir fou,
  • de mourir.

Lors de crise très violente, les personnes ont la sensation de se dépersonnaliser et/ou de se sentir décrocher de la réalité.

Après les crises, la fatigue et l’épuisement sont très présents avec parfois une montée de tristesse ou de détresse. L'évolution peut se faire vers des décompensations dépressives ou névrotiques. Ces personnes présentent souvent des perturbations sexuelles et des troubles du sommeil.

Attention, les symptômes sont souvent une protection qui fait moins souffrir que ne le ferait l'angoisse sans le symptôme.

En savoir plus >> Les maladies psychosomatiques 

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